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Développer une démarche réseau

Les fondamentaux de la démarche réseau


Pour beaucoup de candidats et de collaborateurs, la notion de démarche réseau reste un concept inconfortable. « Faire sa publicité », « parler de soi », sont des comportements parfois à l’opposé des principes d'éducation que l'on a reçus.

L'objectif principal d'une démarche réseau est de créer autour de soi un tissu relationnel basé d’abord et avant tout sur la confiance. Quelqu’un appartient à mon réseau si un lien de confiance existe entre nous, et que, sur ce lien de confiance, nous pouvons tisser des échanges.

Elle consiste donc en une stratégie de développement de mon réseau relationnel avec lequel j’aurais envie d’échanger, de collaborer, de développer des partenariats, de trouver des solutions, de faire et d’inventer.

C'est une démarche d’ouverture à l’autre, de plus en plus recherchée par les managers qui recrutent. C’est également souvent une façon de se rassurer pour les collaborateurs.

Ce n’est pas une démarche opportuniste que j’utilise pour répondre à une demande particulière. C’est idéalement une démarche que j’initie dès que possible et que je maintiens ensuite tout au long de ma vie professionnelle et personnelle. Elle "ne s'ajoute pas" à l’ensemble de mes tâches du quotidien, mais elle en fait partie.

Ma réputation dans l’entreprise est importante et repose en grande partie sur ce que mon réseau dit de moi.

De manière plus générale, j'ai besoin de deux réseaux : un réseau d’information, d'échange et un réseau d'action.

Enfin, être capable de pratiquer une bonne démarche réseau, de disposer d’un réseau, devient une compétence très recherchée, au même titre qu’une expertise technique. Elle peut même être prépondérante. Dans tous les cas, à expertise technique proche, la capacité à "réseauter" fera la différence.



image d'illustration : un entretien d'embauche


La démarche réseau me permet :

  • - De valider la faisabilité de mon projet,
  • - De mieux identifier mes cibles,
  • - De comprendre les enjeux de transformation associés à mon poste,
  • - De me renseigner sur l’environnement de mon prochain poste,
  • - D’être prêt(e) lors des entretiens d’embauche et d’avoir peut-être même développé une relation de confiance avec le manager recruteur,
  • - D’être ouvert(e) et à l’écoute des opportunités publiques et cachées,
  • - D’être dans une démarche ouverte et positive qui développe ma confiance en moi.



Le déroulement de la démarche est simple :

  • - J’identifie et je sais exprimer mon projet professionnel,
  • - Je rencontre des personnes connues auxquelles je vais demander des conseils et de nouveaux contacts (deux à trois),
  • - Je remercie la personne qui m’a reçu(e) et je rencontre ses contacts,
  • - Je recommence la démarche avec les nouveaux contacts,
  • - Je ne demande jamais si la personne a un poste pour moi. Elle me dira probablement non et ne me donnera aucun contact. Je donne envie à l’autre de me proposer un poste s’il en a la capacité.
     
     

Les bonnes conditions


Je dispose d’un projet clair :

  • - Je sais ce que j’ai envie de faire, où j’ai envie d’aller, sur quel domaine j’ai envie de me positionner.
  • - J’en parle de façon confortable et qui donne envie à l’autre d’en savoir plus et de m’aider.
  • - Je peux dès lors rencontrer les bonnes personnes pour mon projet.
  • - Je garde en tête « le coup d’après ».



image d'illustration : un entretien d'embauche


Je respecte une courbe d’apprentissage :

  • - Je commence par rencontrer des personnes que je connais et avec lesquelles le lien de confiance préexiste.
  • - Je rencontrerai de nouvelles personnes après, quand je serai familiarisé(e) avec cette démarche.



Je cultive les bons réflexes :

  • - Lorsque je termine un entretien, j’ose demander deux ou trois contacts à la personne que je viens de rencontrer, en lien avec mon projet.
  • - Quand je rencontre une nouvelle personne, je réfléchis à qui, au sein de mon réseau, je pourrais la présenter.
  • - J’essaye d’installer ces rencontres réseaux comme un rituel au sein de mon agenda et bien que pris(e) par les urgences du quotidien, je fais les efforts nécessaires pour ne pas y déroger.
  • - Je ne m’inquiète pas si j’ai le sentiment que l’entretien ne s’est pas bien passé ou si mon interlocuteur ne me donne pas de contact : c’est en acceptant de ne pas réussir qu’on apprend.



Ce que j’évite

  • - Je ne considère pas que la démarche réseau est une forme de piston. Dans les entreprises modernes, en raison des objectifs de performance élevés, on ne donne pas un poste à une personne, seulement parce qu’on la connaît. On propose un poste à une personne compétente d’abord et ensuite parce qu’on a confiance en elle.
  • - Je ne pratique pas cette démarche avec un CV. Développer son réseau ne consiste pas à solliciter un poste. Si la personne me demande mon CV pour le faire parvenir à deux ou trois contacts, je lui demande le nom de ses contacts que je vais rencontrer. Un lien de confiance ne se crée pas à la simple lecture d’un CV.
  • - Je n’arrête pas la démarche parce que j’ai des choses plus importantes à faire. Développer son réseau fait partie des choses importantes à faire.